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Non, cette image ne montre pas un avion de l’armée de l’air du Burkina Faso

EN BREF - La photo est celle d’un drone de l’armée française à Niamey, la capitale nigérienne, en 2018. 

Sur Facebook, la page Netafrique.net qui se définit comme une société de médias/d’actualités, créée en 2013 et gérée depuis le Burkina Faso, a publié un article intitulé :« Lutte contre le terrorisme, voici un des appareils de combat de l’armée burkinabè ». 

L’article est illustré par la photo d’un avion au sol sur lequel on peut lire « armée de l’air », suivi du drapeau du Burkina Faso. Le développement du texte sur le site de Netafrique.net assure que la photo a été prise le dimanche 18 septembre 2022 et montre l’un des « drones armés turques Bayraktar dont dispose désormais l’armée burkinabè ».

Cette information également partagée iciici et ici intervient dans un contexte où le média français RFI a annoncé que le Burkina Faso a acquis des drones d'origine turque. 

Capture d'écran de la publication

Photo manipulée

Capture d'écran de la publicationUne recherche inversée d’image nous renseigne que cette image, n'est pas être récente, et n’a aucun rapport avec le Burkina Faso. Elle illustre par exemple cet article sur le site italien d’informations Reporter Difesa, dédié à la politique internationale, les questions liées à la défense nationale et internationale, l'histoire et la culture militaires. L’article de Reporter Difesa évoque l’histoire d’un drone de l’armée française qui s’est écrasé à Niamey, la capitale nigérienne. 

Comme nous pouvons le constater, le drapeau du Burkina Faso ne figure nulle part sur l’image illustrant l’article ci-dessus, contrairement à ce que laisse croire  la publication de Netafrique.net.

En outre, une recherche approfondie avec l’outil Small Seo Tools nous en dit un peu plus sur l’origine exacte de cette image. Elle a en effet été réalisée au Niger pour le compte de l’armée de l’air française, indique cet article du blog Defens’aero.  Le drapeau du Burkina Faso a donc été ajouté sur la photo originelle. 

Capture d'écran de la publication

 

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