Retour en Africa Check

Burkina Faso : ce garçon déguisé en général n’a rien à voir avec celui qui aurait fait tombé un drone à Kaya

Au Burkina Faso, Aliou S, un garçon de 13 ans aurait abattu un drone qui appartenait à l’armée française en utilisant un lance-pierres. Les faits se sont déroulés en novembre 2021 lorsque les burkinabés ont bloqué un convoi français qui passait par Kaya, dans le Centre-Nord du pays. 

C’est dans ce contexte que ces images d’un garçon habillée en tenue militaire ont été publiées sur Facebook. Selon le post, « le jeune homme qui a descendu un drone français lors du blocus de la ville de Kaya au Burkina Faso a été récompensé ! ». 

Capture d'écran de la publication

Photos mises hors contexte

La recherche inversée d’images révèle que le garçon que l’on voit sur la photo n’a aucun rapport avec celui qui aurait abattu un drone de l’armée française à Kaya.

En effet, les images que nous vérifions sont celles d’Emery Junior Bazongo, un écolier de 9 ans en classe de CE1 - aux côtés du ministre de l’Environnement du Burkina Faso - lors de la cérémonie officielle de lancement des journées promotionnelles du Centre National de Semences Forestières, à Ouagadougou. 

Les photos ont d’abord été publiées le 2 août 2021 sur la page Facebook du Centre National de Semences Forestières du Burkina Faso, avant d’être reprises par celle du ministère de l’environnement le 3 août 2021.

Selon le texte qui accompagne les images : « Junior est un écolier de 9 ans en classe de CE1 au groupe scolaire Saint Viateur qui  rêve d'embrasser le métier de forestier ». 

En outre, vu l'ampleur (1,2,3,4,5) qu’a pris cette fausse rumeur, le ministère burkinabè de l’Environnement a dû réagir sur Facebook le 2 décembre 2021 : « Une certaine opinion sème la confusion et fait circuler sur les réseaux sociaux de fausses informations relatives à un jeune écolier dont le rêve est d'embrasser un jour le métier des eaux et forêts. Un écolier qui vit à Ouagadougou et qui n'a rien à voir avec les événements de Kaya », ont clarifié les autorités burkinabè. 

Pour les éditeurs : que faire si votre publication est évaluée comme étant fausse

Un fact-checker a estimé que votre post sur Facebook ou Instagram était "faux". Que devez-vous faire ? D'abord, ne supprimez pas la publication ! Cliquez sur notre guide pour connaître les étapes à suivre.

Guide des éditeurs

Africa Check fait équipe avec Facebook

Africa Check est un partenaire du programme de vérification des faits par des tiers de Facebook pour aider à arrêter la diffusion de fausses informations sur les médias sociaux.

Le contenu que nous considérons comme "faux" sera déclassé sur Facebook et Instagram. Cela signifie que moins de gens le verront. Vous pouvez également aider à identifier les fausses informations sur Facebook. Ce guide vous explique comment.

Ajouter un commentaire

HTML restreint

  • Balises HTML autorisées : <a href hreflang> <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd> <h2 id> <h3 id> <h4 id> <h5 id> <h6 id>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
limit: 600 characters

Voulez-vous continuer à lire nos vérifications des faits ?

Voulez-vous continuer à lire nos vérifications des faits ?

Nous ne vous ferons jamais payer pour des informations vérifiées et fiables. Aidez-nous à poursuivre cette voie en soutenant notre travail

S’abonner à la newsletter

Soutenir la vérification indépendante des faits en Afrique