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Non, le Cameroun n’a pas interdit de séjour un ambassadeur de l’UNESCO

Une rumeur prenant pour cible le fils de l’ancien basketteur américain Magic Johnson circule sur Facebook depuis le 10 avril 2019.

Elle est également relayée en masse sur internet par plusieurs autres sites et fait l’objet de commentaires dans certains groupes Facebook comme Patriotes un jour, patriotes pour toujours.

Parmi les nombreux sites qui l’ont publiée et relayée, figurent Resistancisrael  et Camerounweb.

EJ Johnson est présentée par ces médias comme ambassadeur de l’UNESCO.

Selon les mêmes sources, c’est le ministère camerounais de l’Administration territoriale qui s’est opposé à sa visite, en liant la décision des autorités camerounaises au fait que le fils de l’ancien basketteur américain est un homosexuel.

Né en 1992, le fils de la légende du basket américain Magic Johnson a révélé son homosexualité au grand public en 2013. Il intervient régulièrement dans des émissions de télé réalité.

Une histoire montée de toutes pièces, selon l’Unesco


Africa Check a contacté par courrier électronique Jean-Roland ONANA NKOA, qui est le chargé de la communication associé au bureau régional pour l'Afrique centrale de l’UNESCO. Il avertit : « c’est une fake news ! »

« Plusieurs sites et pages d’informations en ligne et actifs sur les médias sociaux diffusent et partagent depuis plusieurs jours des informations fausses et non vérifiées sur des activités de l’UNESCO au Cameroun ».

M.Nkoa ajoute que « ces informations largement relayées et partagées, relèvent de l’infox. Nous vous invitons à vous informer sur les activités récentes et à venir de l’UNESCO au Cameroun via les canaux officiels d’informations du Bureau régional UNESCO Afrique centrale ».

Il nous a également fait parvenir la liste des ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO. Et quand nous l’avons consultée, nous n’y avons pas trouvé le nom d’Ej Johnson.

Que dit le ministère camerounais de l’administration territoriale ?


Jointe par téléphone par Africa Check, la chargée de communication du ministère camerounais de l’administration territoriale, Juliet Mbella affirme ne pas être au courant.

« Je n’ai eu aucune information sur cette affaire. C’est d’ailleurs vous qui me l’apprenez. Si cette information a été communiquée par le ministère de l’administration territoriale du Cameroun, elle n’a pas été traitée dans mon département ».

Quelques jours auparavant, des médias au Cameroun, comme stopblablacam.com, avaient démenti cette rumeur et rappelé le contexte dans lequel elle est apparue.

A noter que l’homosexualité est punie par la loi camerounaise. L’article 347-1 du code pénal, fixe des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison et une amende variant de 20 000 à 200 000 de francs CFA pour « toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». - Azil Momar Lo (19 avril 2019)

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